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WINS : l'Unesco met en ligne les données mondiales sur le cycle de l’eau

mardi 31 janvier 2017

               
WINS : les données mondiales sur le cycle de l’eau accessibles en quelques clics
Créer une carte sur mesure intégrant des données sur les zones arides, les précipitations, les aquifères transfrontaliers et l’irrigation en Asie ou dans le bassin méditerranéen : ce sera désormais possible grâce à WINS, une plateforme interactive libre d’accès lancée le 31 janvier par le Programme hydrologique international (PHI) de l’UNESCO. Destinée à être continuellement enrichie et mise à jour, cette base de données globale vise à devenir une référence mondiale sur le cycle de l’eau.  
Alimentée par des sources internationales (AQUASTAT, Organisation mondiale de la santé, Fonds des Nations Unies pour l’enfance, UNSTAT…) et par les partenaires de l’UNESCO, WINS a pour vocation de rassembler un maximum d’informations validées sur le cycle de l’eau. La plateforme reflétera aussi les informations relatives aux programmes phares de l’Organisation tels que les sites du Patrimoine mondial, les réserves de biosphère ou encore les géoparcs mondiaux UNESCO.
Les utilisateurs auront la possibilité de visualiser et même de générer des cartes sur mesure, en fonction des problématiques qui les intéressent. WINS permettra aussi aux membres de la communauté de l’eau d’aller plus loin en favorisant l’échange de données, une collaboration interdisciplinaire et une mise en réseau des acteurs du secteur de l’eau.
La mise en place de WINS fait suite à une résolution du Conseil du Programme hydrologique international de l’UNESCO adoptée en juin 2016 afin d’aider les Etats membres à mettre en œuvre l’Objectif de développement durable des Nations Unies n°6 sur l’eau et l’assainissement.
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Lien WINS : https://fr.unesco.org/phi-wins

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Pollution de l’air : Ségolène Royal appelle à utiliser les leviers d’actions mis en place

lundi 23 janvier 2017

             


Des niveaux de concentrations élevés à très élevés de particules fines (PM10) affectent plusieurs régions françaises. La circulation différenciée sur la base des certificats Crit’Air est mise en place pour la 1ère fois en Île-de-France.

Le certificat qualité de l'air Crit’Air permet de classer les véhicules en fonction de leurs émissions de polluants atmosphériques pour améliorer la qualité de l’air en adaptant la circulation.

- En se connectant sur www.certificat-air.gouv.fr, chaque citoyen peut commander son certificat CRIT’AIR, autocollant rond à apposer de façon visible sur son véhicule. Il existe 6 types de certificats différents, classant les véhicules selon les émissions de polluants atmosphériques.

- Les élus peuvent désormais utiliser ce signal visuel pour encourager l'usage des véhicules les moins polluants (facilités de stationnement, voies réservées…) et restreindre la circulation des véhicules les plus polluants dans les zones à circulation restreinte.

- Lors des pics de pollution, les préfets s'appuient aussi sur les certificats pour restreindre la circulation aux seuls véhicules les moins polluants. La "circulation différenciée", plus juste et plus efficace, remplace ainsi la "circulation alternée".

- Plus de 3 millions de certificats ont été commandés. Tous les Français doivent s’équiper pour faciliter le travail des forces de l’ordre.
Seule une action pérenne contre la pollution atmosphérique permettra d’éviter la multiplication des pics de pollution. Ségolène Royal rappelle les nombreuses mesures qu’elle a mises en place :
Pour appuyer le renouvellement du parc automobile et le développement des modes de transports écologiques :
- La part du diesel dans les immatriculations est passée de 73 % en 2012 à 52 % aujourd’hui, et 36 % chez les seuls particuliers.

- L’alignement en 5 ans du taux de récupération de TVA sur l’achat d’essence sur celui du diésel plus avantageux aujourd’hui. Il permet de supprimer l’incitation des entreprises à acquérir des véhicules diesel. Aujourd’hui plus de 80 % des véhicules des entreprises sont des diesels.

- La convergence sur 5 ans des prix à la pompe de l’essence et du gazole sera poursuivie, à hauteur de + 1 centime d’euro par litre par an pour le gazole et - 1 centime d’euro par litre par an pour l’essence, mise en place en 2015.

- Reconduction de la prime à la conversion au 1er janvier 2017 : depuis son lancement en 2015, 15 000 primes à la conversion de 10 000 € ont été attribuées. Cette prime de 10 000 € pour l'achat d'un véhicule électrique et la mise au rebut d'un vieux véhicule diesel a été reconduite en 2017.
- Élargissement de la prime à la conversion à l’achat de véhicules utilitaires : depuis le 1er janvier 2017, les camionnettes sont éligibles pour notamment inciter les artisans à renouveler leur véhicule.
- Élargissement de la prime aux scooters électriques : les véhicules à 2 ou 3 roues et les quadricycles électriques d’une puissance moteur supérieure ou égale à 3 kW. Pour être éligibles, ces véhicules ne devront pas utiliser de batterie au plomb. Le montant de l’aide pourra atteindre 1 000 € selon les caractéristiques du véhicule.
- Nouvelle aide de 200 € pour l’acquisition de vélos à assistance électrique.
Grâce à ces différentes mesures, 33 000 véhicules électriques ont été immatriculés en 2016. La France est le marché le plus dynamique d’Europe. Un parc de plus de 100 000 véhicules électriques est aujourd’hui en circulation.
Pour limiter les émissions issues du chauffage :
- Reconduction du crédit d’impôt transition énergétique au 1er janvier 2017 : depuis septembre 2014, le crédit d'impôt transition énergétique (CITE) permet aux particuliers de déduire 30 % des dépenses liées à l'acquisition d’équipements de chauffage plus propres (chaudières à haute performance, pompes à chaleur...).

- Élargissement du Fonds Air bois à de nouveaux territoires. Ce dispositif expérimenté avec succès dans la Vallée de l'Arve permet aux particuliers de recevoir une aide de 1 000 euros pour acquérir un système de chauffage au bois plus performant :
- Le Fonds Air/Bois est étendu à de nouveaux territoires : la métropole de Grenoble, Annemasse, ou encore le département de l’Essonne.
- Face à la récurrence des pics de pollution en Vallée de l’Arve, la prime sera doublée à 2 000 € pour la rendre encore plus incitative.

Pour aider les professionnels à limiter leurs émissions polluantes :
- Mise en place d’aides à l’investissement en faveur de la qualité de l’air dans les élevages agricoles, dans le cadre de l’enveloppe de 10 millions d’euros du Fonds de financement de la transition énergétique. 78 primes ont déjà été attribuées à des éleveurs. Étant donné le succès de ce dispositif, les critères seront modifiés pour étendre cette aide à tous les élevages entrant dans le champ des Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), ainsi qu’à d’autres matériels.

- Le plan national de réduction des émissions atmosphériques (PREPA), définira les mesures sectorielles de réduction d’émissions notamment pour le secteur industriel avec des nouvelles mesures d’urgence concernant ce type de pollution.

Pour en savoir plus :
- Commander le certificat qualité de l’air : https://www.certificat-air.gouv.fr/
- Améliorer la qualité de l’air extérieur : agir dans tous les secteurs : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Ameliorer-la-qualite-de-l-air.html
- Agir pour la qualité de l’air : le rôle des collectivités : http://www.developpement-durable.gouv.fr/A-Lire-Agir-pour-la-qualite-de-l.html

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Poids lourds : comment remplacer l'écotaxe ?

vendredi 17 juillet 2015

             

Pollution et transport routier de marchandises : le compte n’y est pas !

Le gouvernement doit prendre très prochainement sa décision sur les suites de l’écotaxe poids-lourds qui devait faire contribuer, à hauteur d’un milliard d’euros, les transporteurs routiers au financement des alternatives. Un rapport présentant plusieurs options sera discuté la semaine prochaine au Conseil National de la Transition Énergétique avant l’arbitrage du gouvernement. Vignette ou maintien de la taxe gazole, les mesures pressenties ne satisfont ni les besoins financiers ni les objectifs environnementaux.

En chiffrant à plus de 100 Mds le coût économique et financier de la pollution de l’air, la commission d’enquête du Sénat rappelle l’urgente nécessité de réduire la pollution des transports. Pour nos organisations, les transporteurs ne doivent pas être exonérés de la hausse future de la contribution carbone (160 Millions / an). C’est un minimum. La route ne peut pas s’affranchir de la lutte contre le changement climatique.
Quelles suites à l’abandon de l’écotaxe ?
Suite à la suspension de l’écotaxe et après de longues discussions « en catimini » avec les fédérations du transport routier de marchandises, le rapport du groupe de travail sur le financement des infrastructures  de transport sera présenté au Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE), le 21 juillet 2015 avant l’arbitrage du gouvernement dans le prochain projet de loi de finance.
La vignette, une fausse bonne solution
Première option envisagée : la création d’une vignette pour l’usage des routes nationales non concédées et départementales. Archaïque, encourageant ‘’à rouler plus’’, difficilement applicable en France et nullement proportionnelle aux émissions de CO2, la vignette ne rapporterait que 350 millions d’euros sur la base d’une contribution annuelle de 500€.
Pour Lorelei Limousin, responsable des politiques climat-transports au RAC : « La vignette ne peut en aucun cas se substituer à la taxe kilométrique poids lourd qui reste le seul dispositif permettant de favoriser le report modaltout en dégageant les ressources nécessaires, quitte à ce qu’elle démarre au niveau des régions.» 
Taxe gazole et contribution carbone
La seconde option envisagée est de maintenir les 4 centimes de taxe sur le gazole entrés en vigueur au 1er janvier 2015 (320 millions euros). Pour Mathieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot: «Si cette mesure doit être pérennisée, elle reste très insuffisante. Il est anormal que le transport routier bénéficie encore d’un remboursement de taxe sur le gazole. Il doit être assujetti à la future hausse de la contribution carbone de 2 ct prévue au 1 janvier 2016 (160 millions d’euros en plus en 2016). » 
Un milliard, le compte n’y est pas encore
Gérard Allard, spécialiste transports et mobilités durables à FNE a fait le calcul : « Malgré la hausse de la taxe gazole et de la contribution carbone que nous préconisons, nous sommes très loin de compenser la perte des recettes de la suspension de l’écotaxe : 1 milliard d’euros[1]. Les pistes sont pourtant multiples et n’attendent qu’à être appliquées en attendant la remise en chantier d’une perception kilométrique poids lourds : retour de la taxe à l’essieu à son niveau initial ( 50 millions euros), hausse des péages autoroutiers pour les poids lourds pour mieux tenir compte de leurs impacts sur les infrastructures (250 millions)et contribuer au financement de l’AFITF via la taxe sur l’aménagement, intégration du coût des externalités comme la pollution ( 250 millions euros). »
Pour FNE, RAC et FNH :« il semblerait que les décideurs aient perdu l’objectif de vue. En tant que présidente de la COP21 la France se doit de prendre des engagements forts en termes de report modal vers des modes de transports moins émissifs de GES et de polluants atmosphériques. La mise à contribution financière du Transport routier marchandises est un des leviers pour réorienter notre politique des transports, le constat des propositions faites pour compenser les recettes de l’écotaxe est que celles-ci manquent sérieusement d’ambition et de volonté politique ».   
 

[1] La recette de 1 milliard correspond aux décisions de la mise en œuvre de la loi grenelle de 2009, à partir d’un réseau soumis à l’écotaxe de 15 000 km.
 

Contacts presse :

Réseau Action Climat, Lorelei Limousin,  lorelei@rac-f.org, 0770310919
Fondation Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin, m.orphelin@fnh.org 0637368341

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C´est la porte-parole d´un mouvement de 3000 associations, regroupées au sein de 80 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous. www.fne.asso.fre

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Le coût de la pollution de l'air estimé à 100 Milliards d'Euros par an !

mercredi 15 juillet 2015

             

20 à 30 milliards d’euros de coûts sanitaires causés chaque année par la pollution de l’air en France : voilà les chiffres dont disposait le public jusqu’à aujourd’hui. Ce mercredi 15 juillet 2015, le Sénat a publié une enquête qui bouleverse les ordres de grandeur et conclut à une facture de plus de 100 milliards d’euros par an à cause de l’air pollué. Pour France nature environnement ; la Fondation Nicolas Hulot et le Réseau Action Climat, si le constat ne change pas, l’urgence reste d’actualité et commande de mieux réguler.

L’enquête du Sénat compile de nombreuses études déjà publiées sur la pollution de l’air. Elle inclut les impacts de la pollution de l’air non seulement sur la santé humaine (décès prématurés, consultations médicales, dépenses en médicaments, arrêts maladie, pertes de productivité au travail…) mais également sur la biodiversité, les rendements agricoles et les bâtiments. Nous nous félicitons de cette approche globale que nous portons depuis plusieurs années.
Le coût de la pollution de l’air est supporté directement par tous les Français. Prise en charge des bronchites chroniques, crises d’asthme, insuffisances respiratoires, cancers et autres maladies causées chaque jour par la pollution impactent donc directement la santé financière des ménages.
Pour Matthieu Orphelin, porte parole de la Fondation Nicolas Hulot, « 100 milliards par an, c’est 5 % du PIB de notre pays ! La pollution est un non-sens environnemental et sanitaire, mais aussi un désastre économique! ».
Il faut agir en France et en Europe
L’enquête met en valeur des recommandations qui devraient être impératives pour le gouvernement : aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence pour mettre fin au tout-diesel, sortir par le haut du fiasco de l’écotaxe, favoriser la recherche, lutter contre l’impact sur l’air de l’usage des pesticides, se donner les moyens d’une réglementation contraignante sur la qualité de l’air, promouvoir les zones à basses émissions, entre autres.
Pour Lorelei Limousin, responsable des transports au réseau Action Climat « Les recommandations de la commission d’enquête sénatoriale sont sans appel : il faut faire évoluer la fiscalité des transports pour passer d’un système qui encourage l’utilisation d’énergies fossiles à l’application du principe pollueur-payeur».
D’ailleurs le Parlement européen se prononçait le même jour en faveur d’un renforcement des plafonds d’émissions de polluants à ne pas dépasser dans chaque Etat. Rappelons que la France risque une condamnation européenne pour non-respect de ses niveaux d’émissions de particules fines (PM10) et de dioxyde d’azote (NO2).Or, réduire la pollution de l’air c’est augmenter l’espérance de vie jusqu’à 8 mois dans une ville comme Paris.
Pour Benoît Hartmann, porte-parole de France nature environnement, « 93% des citoyens Européens sont exposés à des niveaux de pollution supérieurs aux recommandations de l’OMS. Il y a urgence ! Nous insistons pour que le gouvernement tire rapidement des conclusions suite à cette enquête et propose des mesures ambitieuses et chiffrées. A l’approche de la COP21, il faut reconnaître les co-bénéfices climatiques évidents de la lutte pour la reconquête de l’air et ne pas reculer devant une fiscalité rénovée.»
France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C´est la porte-parole d´un mouvement de 3000 associations, regroupées au sein de 80 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous. www.fne.asso.fr

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